LA BATAILLE DE MONTIEL EN ESPAGNE 14 MARS 1369

LA BATAILLE DE MONTIEL EN ESPAGNE 14 MARS 1369

Pierre le Cruel abandonné par toute la noblesse castillane chrétienne et sans appui du Prince Noir cherche refuge auprès des musulmans du royaume de Grenade et de Murcie qu’il avait tant choyés au début de son règne.

Les ambassadeurs castillans tentent de convaincre

le roi almohade Abu Hafs Umar al-Murtada de rejoindre leur alliance

Afin qu’ils se rangent à ses côtés, il aurait dit qu’il se convertirait à l’islam et épouserait une fille de l’émir. Ils lui accordèrent un soutien en hommes de 20 000 maures commandés par un de leurs meilleurs émirs des plus renommés. Avec les 10 000 espagnols et portugais qui lui faisait encore confiance et les 20 000 maures, il part lever le siège de la ville de Tolède que son demi-frère Henri tente de prendre désespérément depuis 7 mois.

Pourtant pour ce siège, l’armée d’Henri est forte de 3 000 hommes d’armes et 6 000 hommes d’infanterie. Tous sont des anciens de Najéra, des mercenaires français et des bretons ainsi que des espagnols qui ont rallié la cause d’Henri. Le Bègue de Vilaines libéré du Prince Noir après Najéra, contre une petite rançon, est aux côtés d’ Henri.

Du Guesclin traverse les Pyrénées et vient en aide à son ami Henri. Arrivé sur place, il apprend que Pierre avance avec une armée considérable pour libérer la ville et battre une nouvelle fois son demi-frère. Tout de suite Bertrand prend des dispositions rapides afin de surprendre Pierre. Il faut arrêter cette armée avant qu’elle n’arrive à Tolède. Bertrand investit de la mission de commandant des troupes par Henri décide de la partager en 3. L’archevêque de Tolède, acquis à la cause d’Henri, continuera le siège de la ville, Henri et le Bègue de Vilaine iront couper le chemin de l’armée de Pierre et Lui avec ses cavaliers prendront l’armée de Pierre à revers.

En ouvrant le lien ci-dessous, vous pourrez voir la position des armées le matin de la bataille

la mise en place des armées

Un espion rendit compte à Pierre de la manœuvre d’Henri. Il croit à l’effet de surprise. Il vient d’apprendre qu’Henri et Du Guesclin sont au courant de son approche. Pierre ne peut plus faire marche arrière avec ses 30 000 hommes. Ce sera l’affrontement comme à Najéra mais sans les anglais.

Il ne sait pas que Du Guesclin ne sera pas directement dans la bataille. En effet, celui-ci est parti la veille, dans la nuit, avec ses bretons, contourner à revers l’armée de Pierre.

Le lendemain matin le 14 mars 1369, devant le château de l’Étoile à Montiel, les 2 armées se chargent aussitôt. Les franco-castillans avec à leurs têtes Henri et le Bègue de Vilaine accompagnés de l’Aragonais le comte de Rocaberti et le vicomte de Rodez ainsi que Geoffroy Ricon, messires Arnoul du Limousin, Jean de Berguettes, Gauvain de Bailleul, Yons de Lakonnet et aylot de Calais, se défendent avec bravoure mais sont vite submergés par les maures. Pierre de rage veut tuer cette fois-ci son demi-frère. Il tue tout ce qui bouge sur son passage. Le Bègue plus fort et plus jeune l’arrête dans son élan et, même, le fait reculer. Pourtant, la bataille est en phase d’être perdue par Henri.

Mais surgit Du Guesclin à la tête de ses bretons. Il sort du lieu où il était embusqué toute la nuit et bondit sur les assaillants. Il a avec lui Olivier de Mauny et ses frères Hervé, Henri, Eustache et Alain, son frère Olivier et Kéranlouët qui se distinguera lors de cette bataille. A ce moment, elle penche en faveur d’Henri. Ce dernier tue l’émir sarrasin. Les maures, sans chef, reculent. Kéranlouët, dans le combat, abat le premier ministre de Pierre, Jean de Mayeul et permet la victoire des franco-castillans. Le Bègue de Vilaine dira de lui : « Vray chevalier, Benoîte soit la mère qui te porta ! ». La déroute est complète. Tous les maures sont tués.

En ouvrant le lien ci-dessous, vous pourrez voir la ruse de Bertrand Du Guesclin après le passage de Pierre

la bataille

Je dois me rappeler de la mission de Du Guesclin : Mettre Henri sur le trône d’Espagne, tuer Pierre le Cruel, assassin de la belle-sœur de Charles V , Blanche de Bourbon et supprimer tous les juifs et les Sarrasins à la solde de Pierre.

D’après les chroniqueurs, 15 000 maures du royaume de Grenade et de Murcie sont tués et du côté franco-castillan, quelques dizaines.

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