JEAN DE GRAILLY, CAPTAL DE BUCH

JEAN DE GRAILLY, CAPTAL DE BUCH

Johan III de Grailly (né en 1330 – mort le ), captal de Buch de 1347 à 1376, est l’un des principaux capitaines de la guerre de Cent Ans.

Fils de Johan II de Grailly († 1343), premier captal de Buch de la famille Grailly et de Blanche de Foix.

Descendant de Jean Ier de Grailly qui se trouva aux côtés du futur comte Pierre de Savoie et de nombreux chevaliers savoyards et du pays de Vaud-venus soutenir le roi Henri III, neveu de Pierre – à l’instar de ses ancêtres, il est fidèle aux rois d’Angleterre – ducs d’Aquitaine – dans leur lutte contre les rois de France.

Le titre de captal (« capdàu » en gascon) de Buch signifie « seigneur principal » de Buch (territoire entourant notamment le bassin d’Arcachon). La localité principale où se situait le château seigneurial était La Teste-de-Buch.

Le fait que son grand-père soit mort bien après son père et après la bataille de Poitiers (1356) explique pour quelles raisons Johan III de Grailly fut connu sous le nom de « Captal de Buch », le seul titre d’importance qu’il avait jusqu’en 1357.

Il se lie d’amitié avec John Chandos, connétable d’Aquitaine et de Guyenne pour Édouard III d’Angleterre

Il entre dans l’histoire quand il va en Angleterre à la tête d’une délégation de nobles gascons pour demander de l’aide contre les Français (1355) et que le prince de Galles Édouard (surnommé au XVIe siècle le Prince Noir) soit mis à la tête de l’expédition.

L’armée du Prince Noir arrive à Bordeaux en septembre 1355 et effectue avec le captal deux expéditions contre le royaume de France dont la seconde se termine par la victoire de la bataille de Poitiers (1356).

La célébrité du captal de Buch atteignit dès lors des sommets en Europe occidentale et on le plaça alors sur le même plan que son compagnon John Chandos et que son « rival » du parti français, le Breton Bertrand Du Guesclin.

En 1357-1358, il participe aux côtés de son cousin germain Gaston Fébus, comte de Foix et vicomte de Béarn (1343-1391), à la « croisade » annuelle des chevaliers teutoniques contre les païens baltes. À leur retour en Occident (1358), ils répriment une partie de la Jacquerie qui assiégeait la ville de Meaux, alors que, de l’autre côté de la Marne, dans le quartier du Marché, se trouvait la femme du dauphin (futur Charles V) avec 300 dames.

Il s’allie avec le roi de Navarre Charles II (dit depuis le XVIe siècle « le Mauvais ») et il défend ses possessions normandes à la Bataille de Cocherel (6 mai 1364) où il est battu et fait prisonnier par les Français de Bertrand Du Guesclin appuyés par quelques nobles anglo-gascons également sans emploi à cause de la paix.

Il participe évidemment à l’expédition en Castille du Prince Noir qui replace provisoirement Pierre le Cruel sur le trône castillan après la victoire obtenue lors de la bataille de Nájera () contre Henri de Trastamare et Bertrand Du Guesclin.

À la suite de la mort de John Chandos (), le captal lui succède en tant que connétable d’Aquitaine. Le , à Soubise, il tombe de nouveau aux mains des Français qui, cette fois, le gardent en prison, dans la tour du Temple à Paris, où il mourut le .

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