EUSTACHE DE RIBEMONT

EUSTACHE DE RIBEMONT

La famille de Ribemont ( ou Ribaumont ) est originaire de Picardie près de Saint-Quentin.Eustache de Ribement ( xx – 1356 ), dit Wistache, est un vaillant chevalier estimé dans le camp anglais et dans le camp français. Il périt à la bataille de Nouaillé Maupertuis.
Voici une de ses actions demeurées célèbre et datant de 1347. Au début de la guerre de cent ans, après la défaite de Crécy, le roi d’Angleterre Edouard III met à sac la région de Boulogne puis entreprend d’assiéger Calais. Le roi de France Philippe VI vient au secours de la ville qui résiste vaillamment depuis un an et envoie alors des messagers, dont messire Eustache, auprès du roi d’Angleterre afin de trouver un lieu propice au combat entre les deux armées. Edouard III refusant de quitter sa position stratégique, Philippe VI est obligé de lever le camp. Intervient ensuite le célèbre épisode des bourgeois de Calais, puis la ville se rend. Cependant une troupe de chevaliers français va tenter de reprendre la ville. Le combat décrit par le chroniqueur Froissard est très rude. Il parle de 120 morts. L’auteur nous dit qu’Edouard III, le roi d’Angleterre, combattit tant messire de Ribemont que cela faisait plaisir à voir. Par deux fois le roi dut plier genou devant son redoutable adversaire mais c’est l’anglais qui, aidé d’autres chevaliers, eut le dernier mot. Ribemont rendit son épée à cet homme qu’il avait beaucoup combattu sans savoir qu’il s’agissait du roi Edouard III d’Angleterre. Le roi en eut grande joie et pria ses prisonniers de manger le soir même à sa table.
Au cours de la bataille de Poitiers, il est chargé par le roi Jean II d’une mission de repérage. L’éclaireur rapporte que les Anglais sont peu nombreux et que la victoire sera française. Il recommande de faire charger  300 chevaliers français sur  les archers anglais puis d’engager les hommes d’armes à pied qui finiront la bataille… on connaît la suite.Le corps d’Eustache de Ribemont fut porté dès le lendemain, avec ceux des autres chevaliers tués dans la bataille, au couvent des Frères Mineurs et des Frères Prêcheurs de Poitiers

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