La chevauchée d’Édouard III

La chevauchée d’Édouard III

En rouge: Chevauchée d’Édouard III

Édouard III sème le trouble dans les rangs français. Il fait répandre des fausses rumeurs. Les espions français remontent, au roi de France, des informations d’un possible débarquement en Flandre, puis en Aquitaine.

Finalement le 12 juillet 1346, Édouard III arrive en vue des côtes normandes à St Vaast la Hougue. Il met 6 jours pour débarquer toute son armée.

Les normands ont perdu l’habitude des guerres. Ils vivent en confiance. Édouard III entre dans un pays sans défense et sans méfiance.

Les anglais, pillent, tuent et violent. C’est la terreur dans le Cotentin. Leur butin est embarqué dans les bateaux qui les suivent le long des côtes normandes.

L’armée marche vers le sud. Les villes de Barfleur, Valogne, Sainte Mère l’Église, Montebourg et Carentan sont totalement dévastées. Puis les anglais continuent leur route.

Philippe VI est tenu au courant du débarquement et de la chevauchée d’Édouard III en Normandie. Il fait rentrer l’ost de l’Aiguillon avec son fils Jean à sa tête. Il sait que Caen a besoin de renforts sinon la ville tombera aux mains des anglais. Ils ordonnent au comte d’Eu et de Ghines, Connétables de France aidés du comte de Tancarville de bloquer les anglais sur l’Orne et de tenir la place de Caen.

Le 22 juillet Saint Lô et Bayeux  tombent. Les anglais, maintenant, si gavés si encombrés de leur butin ne pillent presque plus. Geoffroy d’Harcourt, chevalier normand banni du royaume par Philippe VI dit :

« Nous entrons dans le pays le plus gras du monde et dans le plus plantureux. Nous y ferons tout ce que nous voudrons car les normands sont simples et ignorent tout de la guerre.»

Le 25 juillet, les anglais arrivent à Caen. Ils montent leur campement. Le lendemain matin les français, sûr de leur force, sortent de leur forteresse pour en découdre. Ils sont surpris. L’armée anglaise est alignée presque au cordeau, bannières en tête et oriflammes au vent. Les archers anglais se disposent et tirent des volées de flèches sur les français. C’est la débandade. Beaucoup meurent mais la plupart des soldats français fait demi-tour et retourne en désordre se protéger au château. Les cavaliers anglais les rattrapent, les massacrent et entrent dans Caen.

La résistance est rude. En passant dans les rues, les anglais sont accueillis par des jets de pierre. Plus de 500 soldats sont tués. Fou de rage, Édouard III ordonne de massacrer tout ce qui vit : « Pas de quartier ».

Geoffroy d’Harcourt qui aime cette ville plaide pour l’arrêt du massacre et explique au roi : «  Sire, la ville est à vous. Si vous poussez les survivants à se battre vous perdrez aussi des hommes dont vous avez besoin. Vous aurez encore à vous battre avant d’arriver à Calais. »

Édouard III réfléchit et se range à l’avis de Geoffroy. La tuerie cesse. Le 26 juillet Caen est tombée.

Bien qu’imprévu, Édouard III se trouve sur la route de Paris. Il passe l’Orne. Il pillent les maisons, les châteaux, les entrepôts et les magasins. La flotte est chargée et appareille de Ouistreham. Il est désormais sans liaison avec l’Angleterre.

Philippe VI a levé une armée et part à la rencontre d’Édouard III.

Édouard III n’a jamais voulu prendre Paris. Par contre, il se considère chez lui. Sa chevauchée a pour but de déstabiliser Philippe VI. Maintenant qu’il a prouvé sa puissance, il cherche à regagner l’Angleterre par un port du Nord car les français sont à ses trousses.

Mais la chose n’est pas aisée.

Il atteint la Seine. Louviers, Elbeuf et Pont de l’Arche cèdent. Les anglais sont à Vernon puis à Mantes les 11 et 12 août 1346. Ils avancent vite mais ils n’ont toujours pas traversé le fleuve.

En fait, Philippe VI a donné l’ordre de détruire tous les ponts sur la Seine et ce jusqu’à Paris. Pendant ce temps, son armée s’installe à St Denis. Le 15 août, il envoie un messager à Édouard III. Il lui propose une bataille au sud de Paris.

Édouard III laisse entendre qu’il est d’accord. Philippe VI prépare le terrain et commence à se mettre en place. Or, Édouard III fait réparer en hâte un pont à Poissy. Les piles n’ont pas été détruites. Le 16 août son armée franchit la Seine.

Édouard III traverse la Seine et pille Vitry

Philippe VI attend l’ennemi qui ne viendra pas. Il est furieux car il s’est fait berner…………..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *