PHILIPPE II DE BOURGOGNE DIT PHILIPPE LE HARDI

PHILIPPE II DE BOURGOGNE DIT PHILIPPE LE HARDI

Philippe II de Bourgogne, dit « Philippe le Hardi », né le à Pontoise et mort le à Hal (Pays-Bas bourguignons), est le quatrième et dernier fils du roi Jean II de France, dit « Jean le Bon », et de Bonne de Luxembourg. Il est désigné comme « fils de France, duc de Touraine, duc de Bourgogne, premier Pair de France, comte de Flandre et d’Artois et comte palatin de Bourgogne ».

La bravoure dont il fait preuve lors de la défaite française de la bataille de Poitiers, en 1356, et alors qu’il est tout juste âgé de quatorze ans, lui vaut le surnom de « Hardi ». Il est appelé un temps Philippe « sans terre » mais son père le récompense au retour de sa captivité londonienne en lui donnant, en 1360, la Touraine en apanage. À sa majorité, en 1363, le roi lui concède le duché de Bourgogne. Son mariage, le 19 juin 1369 dans l’église Saint-Bavon de Gand avec Marguerite III de Flandre, riche héritière présomptive des comtés de Flandre, d’Artois, de Rethel, de Nevers et du comté de Bourgogne, et veuve du précédent duc de Bourgogne Philippe de Rouvres (décédé sans descendance à l’âge de 15 ans), puis la mort de son beau-père en 1384, Louis de Male, le rendent maître des territoires apportés en dot par sa femme.

Maître de la Flandre, de l’Artois, de Rethel, des seigneuries de Malines et de Salins, de terres champenoises, de Nevers, de la baronnie de Donzy, Philippe II rassemble encore sous son autorité les deux terres qui constituent le noyau de sa principauté : le duché de Bourgogne et le comté de Bourgogne qui vont, pendant un siècle, suivre à nouveau une destinée commune. La possession de cet ensemble territorial considérable fait de lui le plus puissant des « sires de fleurs de lys ». En 1370, il se pare des titres de « duc de Bourgogne, comte de Flandre et d’Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d’Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines ».

Cet amateur d’art, mécène fastueux, passionné par l’architecture, mais aussi homme politique habile, avisé et subtil, mène la politique bourguignonne avec prudence — « Il voyait loin » écrit le chroniqueur Jean Froissart dans ses Chroniques alors que Christine de Pizan, autre témoin de l’époque, souligne son « souverain sens et conseil ». Philippe jette les bases d’un État bourguignon puissant qui, à son apogée, se dresse en rival du royaume de France, allant jusqu’à le mettre en péril. Il ouvre une page prestigieuse de l’histoire de la Bourgogne, et la dynastie des Valois de Bourgogne, qu’il fonde, règne plus d’un siècle.

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