SÉGUIN DE BADEFOL

SÉGUIN DE BADEFOL

Seguin de Badefol est un chef routier né en 1330 au château de Badefols et mort empoisonné le 18 janvier 1366 à Pampelune ou Falces.

Fils de Seguin Gontaut de Badefol et de Marguerite de Bérail, périgourdin comme Arnaud de Cervole, on lui donna le sobriquet de Chopin Badefol.

À la tête de 2 000 routiers, il entre au service des godons et combat à leurs cotés lors de la bataille de Poitiers en 1356.

En 1360 après le traité de Brétigny il commande chef de sa propre Compagnie et envahit, avec Bertucat d’Albret, en 1361 le Languedoc, le Roussillon, le Toulousain et le Rouergue.

En 1362, avec Bertucat, il prend Montbrun, pille Saint-Flour puis participe, avec Petit Meschin, à la bataille de Brignais avec les Tard-Venus contre le comte de la Marche Jacques de Bourbon.

En 1363, refusant d’aller en Italie, il retourne piller le Languedoc avec le Petit Meschin, Louis Rabaud, Arnaud du Solis et Espiote et prend Brioude le 13 septembre.

En 1364, Seguin de Badefol chevauche en compagnie de Charles le Mauvais, roi de Navarre, en direction de la Normandie et passe, en septembre, à la Charité-sur-Loire, avant de retourner dévaster la région entre Lyon et Mâcon. Lorsque Seguin évacue Brioude en vertu d’une convention conclue à Clermont le 21 mai 1364, il ne se retire pas immédiatement en Gascogne. Il se rend maître de la Saône et du Rhône et s’empare d’une soixantaine de châteaux dont celui d’Anse en novembre 1364.

Les troupes de Seguin de Badefol font des razzias au Puy, à la Chaise-Dieu, à Clermont, Montferrand, Chilhac, Riom,  et ravagent l’Auvergne. Enfin, après avoir occupé Brioude pendant plus d’un an, Seguin de Badefol l’évacue moyennant finance et se retire avec ses trésors en Gascogne, son pays natal.

Par la suite Seguin de Badefol prit la direction de la Navarre pour réclamer un arriéré de solde. Charles II de Navarre trouvant plus simple de l’empoisonner que de le payer, il meurt empoisonné avec des figues à Pampelune en décembre 1365. D’autres versions existent cependant. Pour l’Historien Germain Butaud, il meurt bien empoisonné mais à Falces en février 1366, après avoir mangé des coings et des poires1.

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