CRECY: LES 2 ARMÉES SE PRÉPARENT A COMBATTRE

CRECY: LES 2 ARMÉES SE PRÉPARENT A COMBATTRE

Édouard III sait que les français se rapprochent dangereusement de lui. Il sait aussi qu’il sera toujours poursuivi. Il sera rattrapé à un moment où un autre. Il dit à ses maréchaux :  «  – Je n’irai pas plus loin sans avoir vu mes ennemis … Je les attendrais ici car j’y suis dans mon droit, hérité de ma mère, et je veux le défendre ».

Il envoie ses maréchaux Warwick, Gobham, Suffolk et Geoffroy d’Harcourt reconnaître le terrain. Ils explorent les lieux. De retour au campement, ils tombent d’accord sur l’endroit :

« – Sire, c’est ici que nous attendrons l’ennemi à notre avantage »

Dès le soir du 25 août, la nouvelle se répand. Demain on se battra. Il autorise le vin et fait distribuer les vivres. On chante. On ne pense pas au lendemain.

Au matin, on s’équipe pour le combat. La messe est dite car tous ne verront pas le jour suivant.

Pendant sa chevauchée, Édouard III a perdu 1 000 hommes : 500 à Caen et 500 autres à Abbeville. Il ne lui reste que 10 000 hommes dont 1 000 blessés pour combattre les 60 000 français.

Ils se répartissent ainsi : 2 880 cavaliers, 7 100 fantassins dont 3 600 archers et 3 500 gallois. Afin de protéger les chevaux, il fait disposer les chariots de ravitaillement en cercle. Tous se battront à pied

L’armée s’installe, donc, sur une butte. Il choisit sa place : le sommet d’un moulin haut de 8 à 10 m. Les archers, surtout les gallois, seront le fer de lance de son organisation militaire. Ils comptent sur eux pour arrêter les cavaliers français. Il dispose son armée :

A sa droite : 3 800 hommes aux ordres de son fils Édouard, surnommé le prince noir après la bataille. Il n’a que 15 ans. Il est secondé par Geoffroy d’Harcourt, Warwick, Oxford et Chandos

A sa gauche : 3 000 hommes avec les comtes d’Arundel et Northampton secondés de Mortimer, Stapleton, Bishop of Durham

Devant lui : 700 hommes et 2 000 archers à ses ordres.

Plus en avant : des trous de 35 cm de profondeur sont creusés pour gêner la progression rapide des cavaliers français.

Nous sommes le 26 août 1346, il est 10h00. Édouard III passe en revue ses troupes sans casque et armure. Il leur demande de se reposer en attendant l’heure du combat. Il leur parle. A son passage, ils prennent confiance en eux. Pas de français à l’horizon. Il est midi, les anglais attendent.

Le jour n’est pas encore levé sur Abbeville, les français sont sur le départ. Ils prennent la même route que les anglais. Ils suivent les traces des chariots.

Mais où sont les anglais ? Un conseiller s’adresse au roi  :

« – Sire, ce serait bon que vous envoyiez des cavaliers en avant pour éclairer le dispositif de l’ennemi ». Il envoie 4 cavaliers. Ils suivent la lisère du bois de Crécy. Soudain, ils découvrent l’ennemi et son dispositif. Ils font leur rapport au roi. Il est bien entouré. Il a à ses côtés des rois et toute la haute noblesse de France. ( article : les forces en présence-les français )

Il est déjà 15h00. Le soleil est de face. Sur conseil de ses maréchaux : on attaquera demain. Ils font passer le message, bannières en tête.

Devant on obéit. Mais derrière, on refuse de s’arrêter. Les derniers veulent être les premiers.

«  – Arrêtez, bannières ! De par le roi, au nom de Dieu et de Monseigneur Saint Denis, arrêtez ! ». Rien n’y fait. Les groupes passent : « – je suis le premier et premier resterai ! ». Vanité ou orgueil mal placés.

Les français arrivent face aux anglais en désordre, sans plan de bataille et surtout sans aucune discipline. Ils ont tellement confiance en une victoire facile qu’ils sont ivres de vaillance. Au sein de cette armée, toutes les langues sont représentées : le français, le picard, l’allemand, l’italien, le tchèque.. Les maréchaux baissent les bras, débordés.

A contrario, les anglais sont silencieux, ordonnés et immobiles. Avant d’arriver à portée des flèches anglaises, l’avant garde française s’arrête. Il faut s’organiser : «  – Restons ici, crient-ils ! Attendons le roi et ses arrois ! Les maréchaux l’ont dit ! » Mais derrière on pousse.

L’après midi s’avance. Le ciel se couvre de nuages. Les français s’alignent mais perdent du temps. Le roi ordonne de former 3 corps :

– 1° corps : 6 000 mercenaires génois

– 2° corps : Le comte d’Alençon, frère du roi.

– 3° corps : Le roi entouré de Jean de Bohème et autres princes étrangers.

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